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Les métamorphoses

(Le Castor Astral, 2017)
Vignettes de Gérard Titus-Carmel

Le mur leur montrait la métamorphose des emportements de leurs corps
en une fable barbare, énigmatique, à peine humaine…
Octavio Paz (Le singe grammairien)

Ces métamorphoses ne doivent rien à Ovide. Ce sont celles de l’auteur à l’approche de l’âge : déloger de soi, éprouver tous les sentiments, toutes les passions tour à tour, ou conjointement, avant qu’il soit trop tard. Autoportrait en faune ou en épicurien… Ces métamorphoses sont aussi celles du livre dont la forme change selon le point de vue, à la manière des anamorphoses. C’est une Grammaire de l’art d’écrire à usage personnel : Tout embrasser, Faire de soi sa discipline, et même Cultiver ses vices… C’est aussi un hommage aux poètes, évoqués de façon parfois détournée. C’est enfin un hommage à la langue – à l’instrument du goût : un menu ironique dont les services colorent discrètement les pages.



Extraits

   


1
Tout embrasser...


.Les disparus.

Ils remontent parfois la nuit sur les tréteaux
Et feignent encore de vivre À leurs genoux
Les animaux des fables Théâtre de campagne
Mimant pour des inconnus un âge oublié
L’eau profonde des puits et le tabac roulé
Dans un jardin en bas cardons et rhubarbes
La vie égale à traverser sans espérance
Diluant en secret sa poudre amère
Dans un alcool grossier qui les saisit tout vif
Et ils fuient chaque nuit le monde en alambic
À travers neiges et canicules Jusqu’à rouler
De l’estrade       crasseux enflés de sang
Se gagnant le court empan de terre où s’ouvrent
À Varassieux parmi les noyers sombres
Les seuls cieux       qu’un peu encore une Marie
Veillera       attisant un dernier sentiment
Un enfant mort-né desséché dans le sein
Seule à garder les murs et craindre au-delà
La terre si vaste où tant de prodiges
Et de désastres naissent       que disent
Les pélerins du siècle…

                              (avec Francis Jammes)


.La beauté.

Non la beauté pure mais l’imparfaite
Non pas cette peinture qui défie la mort
Dont aucun de nos sens ne comble le désir
Effigie d'un bonheur à jamais refusé
À notre courte étreinte       Mais celle
Qui allie les deux natures       dont il est écrit
Sois féconde et souffre
...       qui fructifie
Et passe       plus poignante d’être troublée
Comme l’esprit du vin où se dissout un grain
De cassis Les mèches lentement consumées
Sous les décoctions de fruits noirs Une mouche
Engluée sur la joue qui croît et la ronge
Celle que noue à la terre une saison rapide
Que meurtrissent les passions le doute la joie
Les songes Prodiguant cette beauté mêlée
Qui depuis toujours est notre nourrice
Et ce qui l’outrepasse n’est rien       effigie
Et peinture...

                              (avec Georges Brassens)




2
Faire de soi sa discipline...


.Contempler.

De la ville populeuse rien ne reste Rien
Des bois de myrte et des champs de moutarde
Où sous la longue vergue des chevriers
Paissaient jadis des diables entravés
Seule a duré la mort un souffle vêtu d'herbe
Quelques arpents entre deux longs remparts
Qu'à peine bossèlent renversées contre terre
De courtes barques       juifs et communistes
Et des Anglais bavards       ensevelis
Dans les montagnes d’écailles qu’aux mardis
De carême y versaient les tenanciers du Tibre
Et ceux qui ne savaient du ciel que les saisons
Rendent aux éléments le peu qui les faisait
Leur matière dispersée dans les coques
Réduite à une poudre noire       Indifférente
Au ciel qui dérive entre les murs Au visiteur
Qui déchiffre les pierres fendues O ye
Fountains
... et dans les allées abandonnées
Contemple sa mort Les Cendres dans la main
De Gramsci...

                              (avec Keats et Pasolini)


.Louer.

Infirme ce matin       lourd et noué
À l’égal de ces femmes étroites
Qui n’ont pas de menstrues et qui étouffent
De leur caillot       qui veut s'en délivrer
Elle lie sous son ventre une gerbe d’anis
Et dans un baquet d’eau accru de bouillon-blanc
S’assoit nue dans la lumière       longtemps
Tant qu’enfin se déplie la tige étoilée
Et que la chair s’ébranle entrouvrant son pertuis
Le soleil et le vent dont l’herbe a fait son suc
Rayonnant à l’envers lentement s’insinuent
Et ce qui est figé se met en mouvement
Jusqu’au soir elle veille et à nul ne se donne
Ni rien ne doit franchir ses lèvres       sinon
Des louanges cinq fois le jour à pleine voix
Car les mots sont lourds et noués à la chair
Ils veulent beaucoup d’air pour se libérer
Et emporter le sang dont ils sont imbibés
Ainsi       immobile       embrasser le monde
Où les herbes plient sous la rosée
Et s'effuser dans la lumière...

                              (avec Hildegarde de Bingen)



3
Cultiver ses vices...


.La nostalgie.

Mieux rêver que jouir       Chroniques
Des Trois Royaumes
Le prince de Wu
Prétendant délaisser l'ancienne capitale
Et sur les lacs du Yang-Tsê s'exiler
Le peuple s’offusqua Plutôt l’eau de Nankin
Que les brèmes de Wu-Ch’ang
...
Des chansons colportées sur les marchés flottants
Et des épigrammes savantes       plutôt
L’ombre de la gloire que de pauvres délices
Dix-sept siècles plus tard jaloux du passé
Le Président Mao traverse en longues brasses
Les restes du déluge      Allons Chine Rouge !
Allons !       avalant à pleine gorge
Le Yang-Tsê tout un peuple à sa suite
De paysans-soldats       Mais tous ne vivent pas
De songes l'Histoire une table tournante
Où les petit-fils dépravés des héros
Dévorent les maos du voyageur d'affires
Qui les yeux perdus boit le grand ciel de Chu
En rêvant en secret des Cent Fleurs
Et aux Trois Royaumes...

                              (avec le Président Mao)


.La duplicité.

Celui qui hier       robe et ceinture étroite
Remâchait son passé       de courtes pages
Balayées par l'aile poudreuse
Du bombyx des nuits       celui qui se voyait
Toucher l’hiver       le voici à la table prolixe
Dans ces collines qui gonflent sous les pins
Et le vent rouge de Libye       un monde
De sept couleurs où tout flatte et contente
Le proche et le lointain La morue à l’humide
Et le ciel léger des tumulus romains
Celui qui allait solitaire le voici
Près d’un être en chignon fille de l’Étrurie
Une sirène mouchetée en sorte de serpent
Chancelant       l’œil et la langue aux abois
Et la chair à l’agonie       Comment
Réconcilier ces deux qui font leur personnage
Ce sera le labeur de nombreuses années 
Un mur de chaux et de courtes pages
Où enferme fille et poisson       et flatter
L'un la chair insatiable       l'autre
L'ombre du passé...

                              (avec Paul Valéry)



4
Donner forme au chaos...


.Le devisement du monde.

Sauvages nous sommes Hurons Iroquois
Dans nos sombres cabinets où bruit à l’aube
La forêt des livres Non moins qu’au-delà
Des mers les Bois-brûlés des pays primitifs
Qui sans répit arpentent l’inconnu
Oreilles lacérées membres frottés de sang
La tête haute ornée de somptueux panaches
Et qui vient La joue gonflée d’envoûtements
Pour révéler l’Invisible et dans une tranche
De pain Le transfigurer Ils le prennent aux pieds
Et s’en nourrissent avidement Robes Noires
Archevêques suspendus dans la fumée
Comme venaisons Farcis d’aromates
Le cœur et le foie grésillant Et le gras
Des cuisses à rôtir sur des braises odorantes
Non moins qu’eux dans leurs bois de baumiers
Nous courons à l'aventure dans la pénombre
Dans nos cabinets dépeçant les poètes
Et nous en rassasiant...

                              (avec Paul Louis Rossi)


.La philologie sauvage.

On se fait un roman de rien       quatre feuillets
Collés sur les plats d’un vieil cartulaire
Des mots de la main gauche et des vers inversés
Sur quoi s’opiniâtrer       une loupe
Et un miroir pour rétablir les lettres       angoisse
Et merveille plus loin       la langue a passé
Mais reste ce chant qui nous jette bas
De nos manies       délectable est le plaisir...
Et nous restons à rêver       éperdus
Enveloppés dans l’éclat de cet âge où nul
N’avait encore inventé la prose       un brasier
Entre les bras qui déchire       en joie
Vont les amants    
  et ne consume pas
Sur le mur de l’enclos le monde turbulent
Un instant apaisé       un instant
Puis le siècle nous reprend comme un sanglot
Et ceux qui louaient désignent du doigt
La terre noire où cent péchés conduisent
À quoi nous serons livrés       la chair désirante
Et la moelle des os...

                              (avec Thomas)



5
Égarer les sentiments...


.L'âge travesti en épicurien.

Égarer les sentiments et se donner
À ce qui passe       Fantaisie fille folle
À présent conduit-moi Au diable l'âge
Et cette sœur pensive aux membres atrophiés
Qui était mon seul maître       Qui peu a bu
Peu connu       et aimé d'un seul tenant
Peut-il sans regret effacer de sa paume
Les lignes fièvreuses       Je veux désormais
Déloger de moi mon sang bouillonne
Le monde est neuf troublant comme jamais
Courir la jambe estropiée       et la raison
Butant à chaque pas riant mauvaisement
Devant la beauté      non pas ce cœur tari
Qui s’apaise et appelle la terre
Mais un éloge éclatant       Qu'on verse
Les vins les plus troublants les blancs-mangers
À celui que sa faim trahit       qu’une fille
Au souple talon frappe l’estrade       chante
L’amour aux hanches étroites       et me soit
Toute une longue nuit       pour l’oreille
Et pour l’œil       une libation...

                              (avec Shakespeare)


.Du désir ainsi que d’un fruit.

Je ferai mon poème           en forme de citron           qu’il roule sous la main           qu’il offre aux lèvres           sa pointe charnue           j’ai des anciens sultans           la faim terrible           et l’œil égaré           et je vois           sous le drap           ma favorite           un souple rameau           aux fruits aigrelets


Le cloître est sombre           seize vierges           dans leurs cages           chantent en bas latin           dans l’aurore je vois           à la branche vernie           pendre un astre froid           ce citron           est mon cœur           un soleil au dehors           triomphant           disgracié           au-dedans           et gorgé d’amertume


Le ciel reparaît           la terre est un jardin           mais seul           sur un banc écarté           j’appelle mon amie           et j'aigris           suscitant           dans l’éclat du verger           un fantôme           celle           qui se dérobe           un citron           pour la bouche           et pour la main           une ombre...

                              (avec Ibn Zaydûn)



6
Multiplier les formes...


.Bacchanale au spectre.

L’âme dit le vicomte est économe
Et le corps dépensier
      le banquet
Peut-il finir       nuit d'octobre       miettes
Et trognons       la nappe maculée un cercle
De vin noir       et au bord du verre la pulpe
D'une bouche grasse       que suis-je
Devenu       un spectre indolent
Flotte sur le cristal       le menton lourd
Et l'œil gonflé       raillant mauvaisement
Celui que je croyais être       loin le temps
Où je m'épargnais       si loin       le corps
Avare non moins que l’âme
À rêver sous un mur des vertus austères
Que rien n'a pu manifester       ni les folles
Promesses du communisme ni la littérature
Mais foin du vicomte et du cabinet noir
Mieux aujourd’hui       bien mieux me plaire
Des chants et des vins de Nuits       le corps
Est prodigue et veut se répandre       de là
La propriété privée       et les tourments
De la littérature...

                              (avec Chateaubriand)


.Palinodie de la résurrection.

Ils disent La vie est un banquet Ils disent
Notre vin est l’instant Et de longues années
Penchés sur leurs courtes pages
Ils se travaillent les dents serrées secs
Émaciés célébrant dans l'ombre un festin
Qui mieux mécontente qu'il ne réjouit
Des vers élimés par l'étude et pour vin
Un lait aigre qui agace la bouche
Puis la nuit les emporte et les rats
Se font les dents sur leurs folles agapes
Mais les jeunes gens les jeunes gens des siècles
Qui comme nous peut-être auront des songes vains
Butant une nuit par inadvertance
Sur les débris de leur tombe les réveillent
Et ils ressuscitent dans leur corps de gloire
Pourpres luisants lèvres souillées de vin
La main interdite glissée sous la nappe
Défaillant près d’un ange au regard trouble
Qui chante à mi-voix dans une langue ancienne
La vie est un banquet...

                              (avec Omar Khayyâm)




Critiques

Remue.net

...Livre insaisissable, non parce qu’il est évanescent, mais au contraire parce qu’il est puissant, contient une conception, une philosophie de la vie et propose lui-même des lectures croisées. (...)  La langue de Gérard Cartier « qui sait tout hasarder » charroie assonances, allitérations, mots rares, mots anciens, images, références, création de formes mouvantes de vie, c’est-à-dire un style parce qu’elle crée un univers dans lequel on peut s’aventurer. (...) J’ai laissé de côté nombre d’aspects de ce livre foisonnant, parmi lesquels des Vanités, des leçons de vie en quelque sorte à choisir parmi les rigueurs monacales ou les plaisirs épicuriens, table sobre ou avalancheuse de biens, mais j’espère en avoir montré la puissance : Les Métamorphoses sont une folie livresque, une volonté démiurgique, création du monde...      Patricia Cottron-Daubigné (Remue.net - Avril 2018)

 
Cahier Critique de Poésie

...Ce livre est riche, multiple, ouvert à tous les sens. Non pas recueil, mais recueils. Non pas livre, mais livres ou Bible, au sens de bibliothèque d'auteurs lus, d'écrivains aimés, et convoqués dans l'écriture, ou dans la mémoire de l'écrit. Car ce livre est, d'abord, mémoire, somme mémorielle, livre d'images qui résistent, dans notre esprit, alors que tout a disparu. (...) Une langue nouvelle s'y fait jour. Une parole s'y fait entendre, singulière, revisitant toutes les données de l'existence, au moment d'un bilan des jours. (...) Aussi ce livre est-il encore métamorphose du réel, et du langage, et du poème. Variation sur le fait de vivre et d'appréhender notre vie. Anamorphose des jours vécus, comme autant d'éclats disparus. D'étoiles vives.
Et l'enchantement est permanent.
      Christian Travaux (Cahier Critique de Poésie 34-5 - Février 2018)

 
Terre à ciel

...Au-delà de la forme, la grammaire, la langue recréée par Gérard Cartier, vient à nous, nous traverse. Tour à tour moderne et langue chargée des langues des poètes fondateurs. Dès le premier texte, la lectrice que je suis est frappée par la forme à la fois contemporaine et la langue qui puise dans la multitude de lectures, des plus classiques au plus contemporains. Une manière de rendre hommage...      Cécile Guivarch (Terre à ciel - Janvier 2018)

 
Diérèse

...qu’on aille, ainsi que le propose Gérard Cartier, au bout de ces festins des sens et de la langue qui nous accompagnent vers l’inconnu, réitérant par là le rêve du voyage de Bougainville, dans ce monde qui n’est que foisonnement, tout cela qui passe sans cesse de la lourdeur à la légèreté, de la chair à l’esprit, va vivre et se résoudre en poussière...      Bernard Demandre (Diérèse n°70 - Juin 2017)

 
Poezibao

...l’auteur entretient une tension formelle entre reprise et surprise, unité globale et forte variation dans le détail. (...) Mais si la poésie est bien un travail formel, et s’il revient à chaque poète de trouver sa propre mesure entre tradition et invention, sa « sauvagerie » particulière (cf. p 63), l’enjeu des Métamorphoses est ailleurs. C’est d’abord un chant à la vie, la poésie, le désir et le plaisir, le vin, le corps… et une méditation mélancolique sur le temps, la mort, la disparition, tant pour l’individu que pour la société, l’art (...).
Une des réussites de ce livre tient à son refus de fermer l’angle ou de réduire la vie, la poésie. Il ne s’agit pas d’édicter une sagesse en simplifiant les choses mais de tracer un chemin possible dans la diversité des livres, des expériences et des émotions (...)
.
      Antoine Emaz (Poezibao - 21 Août 2017)

 
Terres de Femmes

...Ce livre est donc en partie le produit d’une appropriation par l’auteur de thèmes et de motifs issus de la tradition chrétienne ; ce n’est pas sans lien, confie-t-il, avec sa fascination pour tout type de monachisme, et en particulier celui des chartreux qu’il fut amené à côtoyer enfant.. (...)
Dans ce dialogue entre mes propositions de lecture et les nuances apportées par G. Cartier, celui-ci aura les derniers mots : «
J’ai longtemps considéré ce livre avec un peu d’étonnement, car il ne me ressemble pas totalement, mais je suis finalement heureux qu’on puisse le lire sous des angles très différents : n’est-ce pas ce que veut aussi dire ce titre des Métamorphoses ? »
    Maëlle Levacher (Terres de Femmes - 2 Juin 2017)

 
Poezibao

...c’est d’abord un livre de méditation poétique, sur l’inconstance, le songe et l’illusion, sur le temps et la mort, livre du recueillement et de la gravité, semblable à ces anciens recueils de poèmes ou de préceptes que les sages avaient coutume de pratiquer. Livres du retrait, livres du désert, propres à fortifier l’âme, à l’éloigner des vanités du monde (et dieu sait aujourd’hui… (...)
Et, arrivé à ce point de ma lecture critique, je m’aperçois que je n’aurai rien dit de sa beauté, de la beauté de cette langue, rigoureuse, austère, « frappée » dans l’espace du décasyllabe ou de l’hendécasyllabe. Il y a là, cette fois encore, des vers qui sont parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de lire ces temps-ci, au point qu’il m’a été presque impossible d’en détacher quelques-uns pour les citer ici.
...
      Claude Adelen (Poezibao - 14 Avril 2017)

 
En attendant Nadeau n°29

Son parti pris de « métamorphoses » (d’anamorphoses, parfois) fait que ces pages offrent une sorte de bouquet de ce que sait faire Gérard Cartier, de ce par quoi il doit passer s’il veut parvenir à donner une image fidèle de lui-même...      Gérard Noiret - suivi d'un entretien avec l'auteur (En attendant Nadeau n°29 - Avril 2017)

 
Les découvreurs

C’est un livre d’expérience par lequel l’auteur se livrant au langage, à l’aventure de la parole, cherche en quelque sorte à illimiter ses possibles, libérer ce qui peut toujours et encore en lui et par lui se dire. La hantise d’être vivant. Et de se réjouir de voir. Savoir. Approcher et toucher. Écouter et entendre. Goûter à. Tout ce qui, bien entendu, se trouve à portée, ou pas, dans le monde. (...) Le livre de Gérard Cartier est de ces livres éternellement jeunes que seuls écrivent ceux qui en arrivent au point d’avoir à compter sur leurs doigts les belles et courtes années qu’il leur reste à bien vivre...      Georges Guillain (Blog Les découvreurs - Mars 2017)

 

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